Excerpt for Thomas Gibson (French version) by Martin Rouillard, available in its entirety at Smashwords


Thomas Gibson


by

Martin Rouillard


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PUBLISHED BY :

Martin Rouillard at Smashwords


Thomas Gibson

Copyright 2009 by Martin Rouillard


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Thomas Gibson


Lorsque je repense à ma vie, assis confortablement sur le porche de la maison pour retraités Le Petit Géranium, j’en conclus avoir vécu une existence bien remplie et riche en aventures. J’ai parcouru le monde, j’ai rencontré de jolies femmes et j’ai fréquenté beaucoup de gens tous plus intéressants les uns que les autres. Mais à ce petit jeu, personne n’arrive à la cheville de Thomas Gibson.

Je n’ai jamais oublié la nuit où j’ai rencontré Thomas. À l’époque, en 1954, je parcourais le sud des États-Unis comme représentant en impression. Âgé de 26 ans et toutes mes dents, j’étais de passage en Louisiane où j’avais réussi à obtenir mon premier contrat avec un client majeur. Comme il était tard, j’avais décidé de passer la nuit dans un hôtel en bordure de la route 61, dans la charmante municipalité de Port Hudson, juste au nord de Baton Rouge.

Après l’enregistrement et une douche bien méritée, je décidai de me rendre au bar de l’hôtel pour un verre ou plusieurs. L’endroit n’était en fait rien de plus qu’un vieux jukebox et un barman antipathique, avec quelques sièges et un ventilateur en panne. Mais qu’à cela ne tienne, j’étais en Louisiane, mon voyage était un succès et le thermomètre frôlait 30C en début de soirée, un verre serait le bienvenu.

J’avais à peine entamé mon verre lorsqu’un homme corpulent, dans la cinquantaine, vint s’asseoir à mes côtés et commanda un Jack Daniel’s. Il se retourna dans ma direction avec un sourire amical et débuta la conversation sans perdre une seconde.

- Belle soirée ! me lança-t-il.

- En effet, lui répondis-je, sans trop lui porter d’attention.

- Thomas Gibson ! enchaîna-t-il en me tendant la main.

- Marc Grondin.

- Grondin ! Et bien y a pas à dire, je suis bien en Louisiane !

- En fait, je suis Canadien mais mon employeur pense que mon origine francophone pourrait jouer en ma faveur pour les clients de la région.

- Un homme intelligent votre patron. Qu’est-ce que vous faites au juste ?

- Je représente une entreprise d’impression, lui répondis-je.

- Je vois. Et bien pour ma part, je suis en vacances, si vous pouvez le croire. Quelque chose à propos de Port Hudson qui me permet de m’y ressourcer, j’y viens chaque année !

Surpris, je tournai finalement la tête dans sa direction avec un regard interrogateur qui le fit éclater de rire.

- Ne fait pas cette tête là mon garçon, je blague ! Qui voudrait venir dans ce trou perdu sinon deux marchands de grands chemins comme vous et moi ? Non je suis aussi représentant, comme vous.

Quelque peu embarrassé d’avoir tombé dans le panneau, je lui posai alors la question fatidique, qui alla changer ma vie, de la façon la plus inimaginable possible.

- Et vous, M. Gibson, que vendez-vous au juste ?

- Des chaises électriques.

Dire que sa réponse me surprit serait peser mes paroles, elle me foudroya littéralement, sans vouloir faire de jeux de mots. Il faut dire qu’à l’époque, les véhicules motorisés pour personnes à mobilité réduite n’étaient pas très populaires, voir inexistants. Non Thomas Gibson ne vendait pas des scooters, mais bien des machines d’exécution.

- Allons, arrêtez de me faire marcher, lui répondis-je. Que faites-vous réellement ?

- Non je vous jure, je représente une compagnie qui fabrique et vend des chaises électriques pour l’exécution de prisonniers. Bon je sais, ce n’est pas très répandu comme métier mais il faut bien gagner sa croûte.

- M. Gibson…

- Thomas, je vous en prie.

- Très bien, Thomas. Vous êtes malin mais je ne tomberai pas dans le piège une deuxième fois. Il va falloir faire mieux que ça !

- Mais puisque je vous le dis, me répondit-il entre deux fous rires. Chaque fois c’est pareil, personne ne veut me croire, pas même ma femme ! Attendez, je vous montre.

Thomas ramassa la mallette qu’il avait posée près de lui et ouvrit la pochette principale. J’étais abasourdi, il avait des brochures et des catalogues, avec des photos et de beaux slogans du genre « La chaise électrique du futur c’est celle qui en garantie l’absence ! »

- Nous y voilà, poursuivit-il. Vous voyez, je ne vous raconte pas des blagues, je vends réellement des chaises électriques. Tout se vend mon ami, je ne vous apprends rien. Au tout début, dans les années 1910, les différentes prisons du pays contractaient des menuisiers pour les concevoir mais rapidement, des entreprises se sont lancées dans le développement et la vente de chaises plus perfectionnées. Saviez-vous qu’elles ont été inventées par Thomas Edison lui-même, avec l’aide d’un certain Mr. Brown ?

- Non, je n’en savais rien, dis-je sans détourner mon regard des photographies et brochures de Thomas.

- Et bien oui. En fait, l’État de New York a eu l’idée d’utiliser l’électricité comme solution ultime après des cas de pendaisons ratées et visuellement écœurantes. Décapitations et strangulations sans fin, je vous épargne les détails. Bref, M. Edison à l’époque voulait discréditer le courant alternatif de messieurs Tesla et Westinghouse, qui faisait compétition à son courant direct. Il saisit donc l’occasion de discréditer ses compétiteurs et de faire courir le bruit que le courant alternatif était un courant mortel. Pas si fou que ça notre Edison non ? s’esclaffa Thomas, manquant presque de s’étouffer.

- En effet, dis-je tout en faisant signe au barman.

L’être humain possède une fascination innée pour l’étrange et les choses morbides et je n’y fais pas exception. Je devais en savoir plus. Je commandai donc une nouvelle tournée pour mon nouvel ami et moi, attendant la suite.

- C’est très gentil Marc, la prochaine est pour moi.

- D’accord, répondis-je. Mais dites-moi, comment diable faites-vous pour vendre une chaise électrique ?

- Et bien ce n’est pas sorcier. On doit d’abord trouver les clients appropriés et leur faire la démonstration que son produit est meilleur que la compétition. L’avantage dans le domaine de l’exécution, c’est que des compétiteurs, il n’y en a pas des tonnes !

Encore une fois, Thomas ria de sa propre blague mais cette fois, s’étouffa littéralement. Lorsque le barman lui renouvela son Jack Daniel’s, il l’avala d’une lampée et fit signe de remettre ça.

- Nom de Dieu, cette fois-ci j’ai bien cru que ça y était ! me dit-il avec le sourire. Où en étais-je ? Ah oui, la vente de chaises. Et bien comme je vous le disais, ce n’est pas très compliqué. Comme tout produit, elle est victime de ce que les spécialistes appellent « le cycle de vie ». En gros, les manufacturiers doivent constamment s’améliorer pour être plus performants et efficaces.

- Mais justement ! répondis-je en hurlant presque, l’alcool n’aidant pas. Comment faites-vous pour démontrer la supériorité de votre produit sur les autres, vous n’exécutez tout de même pas un volontaire ?

- Bien sûr que non ! Tout d’abord, il y a la réputation de l’entreprise. En près de 25 années d’existence, nous n’avons jamais eu d’exécution bâclée. Nos clients, sont très sensibles à l’opinion publique et rien ne vous met dans la merde comme un exécution qui vire au cauchemar. Vous rappelez-vous de Willie Francis ?

- Le nom m’est vaguement familier, répondis-je en demandant une nouvelle tournée.

- Pour moi celle-là, ordonna Thomas. Et bien figurez-vous que ce pauvre Willie fut exécuté une première fois en 1946 mais n’en mourut pas ! Vous n’imaginez pas le bordel, les témoins disent qu’on entendait le pauvre garçon hurler de douleur et crier « Stop, stop ! Laissez-moi respirer ! » Quel gâchis, l’État s’est vu obligé de tout recommencer un an plus tard.

- Seigneur.

- Vous l’avez dit ! Et je ne vous parle pas des cas où la victime prend feu, souvent à la tête. Ou encore des exécutions qui durent cinq à dix minutes, pure torture autant pour le condamné que l’audience. Bref, avec nous, pas de souci. Nos chaises sont conçues solidement et par les meilleurs ingénieurs. Si votre pauvre diable ne meurt pas en 30 secondes ou moins, nous assumons les frais de l’exécution.

Pendant les heures qui suivirent, je bombardai Thomas de questions et ce dernier s’empressait de me livrer les secrets de la vente de chaises électriques. La discussion arrosée de plusieurs autres tournées de Jack Daniel’s, bourbon et whisky tourna sur les détails de fabrication. Thomas me parlait d’électrodes, d’attaches de métal, de matériaux conducteurs comme s’il me donnait la recette du pain à la viande de sa femme. Tout en me pointant les produits dans les brochures, il m’expliqua comment le courant entrait dans le corps du condamné par une électrode placée sur sa tête, pour en ressortir par une autre sur sa jambe droite. Il m’expliqua ensuite les différents protocoles, en général une première décharge de 2,400 volts pendant quelques secondes, une pause et une deuxième décharge. Il me répéta sans cesse que si l’exécuteur faisait bien son travail et que la chaise était au point, comme les siennes, la victime mourrait instantanément et sans douleur.

Plus le temps passait, plus nous étions ivres et plus je voyais la chaise électrique comme un banal produit et Thomas comme un représentant tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Puis, il me surprit encore.

- Vous voulez en voir une ? me demanda-t-il avec un sourire espiègle.

- Une quoi ? lui répondis-je, craignant la réponse.

- Mais une chaise ! Il se trouve que j’en ai une dans mon camion, un nouveau modèle démontable que je dois présenter au pénitencier de Louisiane demain. Si vous voulez, on l’emporte dans ma chambre et je vous montre la bête.

L’occasion était trop belle, je ne pouvais pas laisser passer. Rare étaient les gens qui pouvaient voir une chaise électrique et vivre pour en parler. Les yeux toujours écarquillés, j’acceptai. Nous avons commandé une bouteille de whisky pour emporter et nous nous sommes dirigés vers le stationnement, excités comme des adolescents qui s’apprêtaient à regarder des revues pour adultes en l’absence de leurs parents. Alors que nous transportions la caisse, je me rappelle l’absurdité de la situation. Un jeune représentant en impression avec un homme deux fois plus âgé que lui, tous deux ivres comme des Polonais, transportant en secret une chaise électrique à travers les corridors humides de l’hôtel, avec l’intention de l’assembler. Dire que c’était une mauvaise idée revenait à dire que le ciel est bleu. Arrivés dans la chambre de Thomas, nous entreprîmes d’installer la chaise sans perdre une seconde.

Vers 2:00 du matin, nous avions terminé. Je me rappelle encore le sentiment étrange qui m’habita durant toute la procédure, comme une espèce de culpabilité. J’avais beau me répéter que rien ne pouvait arriver, j’avais toujours le sentiment étrange que nous n’aurions pas dû mettre notre plan à exécution. Je me souviens de l’odeur du bois neuf, de la froideur des attaches de métal et de la précision que requerrait l’installation des électrodes. Assembler une chaise électrique n’était définitivement pas une chose simple, malgré que le manuel d’instructions qui l’accompagnait était très précis. Lorsque nous eûmes terminé, Thomas nous versa un verre de whisky et nous nous sommes assis pour contempler notre œuvre.

- Elle est belle non ? me demanda-t-il.

- Splendide, lui répondis-je en balbutiant d’ivresse.

- C’est le dernier cri en matière d’exécution. Facilement transportable, parfaitement isolée et une conductivité sans pareille. Si l’administration du pénitencier n’est pas impressionnée par ce bijou technologique, je veux bien manger mon chapeau.

- Est-ce qu’ils n’ont pas déjà une chaise ?

- Oui, la célèbre Gruesome Gertie, que je leur ai vendue d’ailleurs. À l’époque, c’était la première chaise transportable. Elle a servi à travers tout l’État mais maintenant, ces connards veulent la remplacer par une chaise fixe qu’un compétiteur leur a proposée. Je veux leur faire la démonstration que la deuxième génération de Gertie, que vous voyez ici, est plus performante et plus sécuritaire que tout autre appareil.

- Et bien je vous souhaite bonne chance mon vieux, c’est un magnifique spécimen, lui répondis-je comme si je savais de quoi je parlais.

À cet instant, je m’aperçus que Thomas me fixait avec son petit sourire en coin et je devinai immédiatement ses pensées.

- Oh non ! lui dis-je en riant. Pas question.

- Allons mon vieux, vous savez que vous en avez envie. Juste quelques minutes.

- Il est absolument hors de question que je m’assois là-dedans !

- Mais qu’est-ce qui peut arriver ? Elle n’est pas branchée, c’est parfaitement sécuritaire. Ce n’est rien de plus qu’un fauteuil ordinaire. Et puis, imaginez la tête que feront vos copains lorsque vous leur raconterez l’histoire. Juste quelques instants, je vous garantis qu’il n’arrivera rien et que vous vous rappellerez de l’expérience toute votre vie.

Il avait raison, c’était sans danger. Ce n’était rien de plus qu’un assemblage pas très confortable de bois et de métal, totalement inoffensif. J’essayais de me convaincre que l’idée était ridicule mais ma curiosité l’emporta. Jamais je n’aurais à nouveau la chance de m’asseoir dans une chaise électrique, à moins de commettre un meurtre bien sûr.

- D’accord, je veux bien, mais juste quelques secondes, lui annonçais-je.

- À la bonne heure ! Vous ne le regretterez pas.

Je contemplai la chaise encore quelques instants, m’assurant qu’elle n’était pas branchée et m’avançai non sans hésitation. Arrivé devant elle, je pris une inspiration et entrepris de m’asseoir avec une lenteur déconcertante, comme si la chaise allait me mordre les fesses. Dès que je fus installé dans le siège, je regrettai immédiatement ma décision. Pourtant, je ne pouvais pas me lever, j’étais collé au fauteuil. Mes jambes, mes bras, chacun de mes membres refusait de bouger, de peur de réveiller la bête et de me prendre 2,500 volts dans le cul.

- Thomas éclata de rire, se roulant sur le lit minuscule. Lorsqu’il eut reprit son souffle, il se leva et s’avança vers moi, avant de s’agenouiller et d’entamer l’installation des attaches de métal autour de mes mollets.

- Mais qu’est-ce que vous faites ? lançais-je avec inquiétude.

- Nous n’allons sûrement pas nous arrêter ici. Maintenant que vous êtes assis, autant vivre toute l’expérience. Allez, faîtes moi confiance, c’est une expérience qui va transformer votre vie.

À contrecœur, je le laissai terminer l’installation. Après avoir fixé mes mollets dans les fixations de métal, il fit de même avec mes cuisses. Mes jambes étaient complètement immobiles lorsqu’il remonta mon pantalon sur ma jambe droite pour installer l’électrode de sortie. Pour s’assurer de l’emplacement, il dut consulter le mode d’emploi, ce qui n’était rien pour me rassurer. Constatant avec fierté qu’il avait bien exécuté le travail, Thomas fixa ensuite mes bras. Les sangles ne serraient pas trop mes membres mais le contact du métal froid sur ma peau propulsa des frissons le long de ma colonne vertébrale, une sensation qui était beaucoup trop proche à mon goût de ce que j’imaginais être le courant électrique passant dans mon corps.

Il installa ensuite les bandes autour de mes épaules et de mon torse, pour finir par la dernière, autour de ma tête. Encore une fois, le métal froid sur ma peau me fit frissonner et cette fois, la panique prit le contrôle.

- Bordel de merde, ça suffit. Laissez-moi sortir maintenant Thomas, j’en ai assez, suppliai-je.

- Calmez-vous, nous avons presque terminé, me répondit-il dans un mélange de rire et de toux sifflante. Plus que la cagoule et vous serez prêt pour votre exécution.

- Ce n’est pas drôle.

Apparemment, Thomas trouvait que si. Réussissant à peine à contrôler son hilarité, il saisit une éponge dans la caisse et alla l’humecter dans la salle de bain. Lorsqu’il revint, il la plaça sur ma tête, suivie de l’électrode d’entrée qui était une espèce de soucoupe de métal, attachée par une sangle de cuir sous mon menton. Finalement, il déroula la cagoule noire et recouvrit entièrement ma tête et mon visage, m’isolant dans mon affolement.

J’étais complètement immobile, parfaitement impuissant. J’essayais de me calmer, me répétant que rien ne pouvait arriver mais la noirceur dans laquelle j’étais plongée était trop pour moi et la raison me quittait rapidement. J’allais ordonner à Thomas de me libérer lorsqu’il dit :

- Vous avez une dernière parole avant de mourir, M. Grondin ?

- Sortez moi de ce truc putain de merde, hurlai-je.

- Dans une minute, mais d’abord il faut mettre le jus, me répondit-il en hurlant de rire. Habituellement, le bourreau passe dans une autre pièce à ce moment, pour actionner l’interrupteur. Je pense en avoir vu un dans la salle de bain d’ailleurs, laissez-moi voir. Surtout, ne bougez pas !

Il est fou pensai-je. Pas fou, ivre. J’entendis Thomas se diriger vers la salle de bain, mort de rire. Il claqua la porte derrière lui pour me faire sursauter, ce qui fonctionna à merveille. Je l’entendis rire encore quelques instants puis soudainement, plus rien.

Quelques minutes passèrent mais Thomas ne revint pas. J’étais terrifié, qu’est-ce que cet imbécile foutait bordel ? J’était prisonnier de Gertie, complètement aveugle et dans le silence total. Après environ dix minutes, j’en vins à la conclusion effrayante que quelque chose ne tournait pas rond. Horrifié, au bord de la folie, j’hurlai de plus bel, appelant à l’aide à plein poumon, chaque cri poussant mon torse contre la bande de métal qui m’encerclait. Pendant des heures, je m’époumonai dans l’espoir que quelqu’un m’entende, persuadé que dans son insouciante ivresse, Thomas avait branché la chaise et que j’allais me faire électrocuter d’une seconde à l’autre. C’était peine perdue, l’hôtel était presque vide à ce temps-ci de l’année.

Finalement, vers 10:00 du matin, alors que je m’étais évanoui de trouille dans ma propre urine, je fus découvert par la femme de chambre, qui hurla en poussant la porte. Je vous épargne les mauvaises blagues des policiers alors qu’ils essayaient de me sortir du maudit fauteuil, avec l’aide du manuel d’instruction. Quant à Thomas, le pauvre avait souffert d’un arrêt cardiaque dans la salle de bain. Il était littéralement mort de rire si vous pouvez le croire, aidé par des années de mauvaises habitudes alimentaires et d’abus d’alcool.

Non je n’ai jamais oublié cette nuit horrifiante passée dans la chaise électrique de Thomas Gibson, pas plus que l’homme en question. Quel con !


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À propos de l'auteur:

Martin Rouillard est un auteur Canadien vivant à Boischatel, Québec. Avant d'entreprendre une carrière d'auteur, Martin fut un jeune propriétaire d'entreprise grâce à laquelle il put voyager à travers le monde, expérimenter une multitude de culture et rencontrer une grande variété de personnages. Maintenant, il transpose ces expériences incroyables et leurs souvenirs dans des histoires qui captivent ses lecteurs.

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